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![]() Nos blogueursLes fleurs du tapispar André Chapleau
L'exercice du blogue hebdomadaire peut s'avérer lassant à la longue : si j'apprécie la contrainte d'un thème différent pour chaque article, j'en viens toutefois à perdre cette motivation qui m'a permis, lors de ces quatre dernières années, de m'investir pleinement dans mes textes. Aussi, les visiteurs du site de Communiqu'Art pourront désormais lire mon blogue sur une base mensuelle, soit autour du premier de chaque mois.
Envoyé par André Chapleau
La vie, avec les horaires réguliers de l’école, du travail et des loisirs, nous oblige souvent à organiser nos jours en fonction d’un emploi du temps si serré qu’il est difficile de ne pas s’enliser dans une routine immuable. Puisque le métro-boulot-dodo est le lot de la plupart de nous, il faut savoir dompter la bête routinière, s’accoutumer à la triste régularité des habitudes qui tissent, au fil des jours, une toile qui limite nos mouvements, un filet qui nous contraint, un piège qui nous retient de prendre notre envol hors du quotidien.
Envoyé par André Chapleau
Je ne veux pas dire que j’ai toujours raison. C’est tout simplement que… les autres ont toujours tort. Vous ne me croyez pas ? Oui, oui ! C’est vrai. Je vous l’assure ! Vous n’êtes pas d’accord ? Je m’en fous. Comme vous avez nécessairement tort, je n’ai pas à me justifier. C’est toute la beauté de la chose.
Envoyé par André Chapleau
Ma chambre est un lieu entièrement voué au culte du sommeil. Tout est pensé en fonction de prédisposer à dormir: la décoration invite au voyage dans le pays des rêves par les images apaisantes qu'elle suggère, et cela autant dans le choix des meubles — ordinaires, mais effacés avec soin — comme dans celui des bibelots, affiches, objets hétéroclites dont notamment des encensoirs, pierres semi-précieuses, cristaux, mandalas et autres outils servant à guider l'aspirant dormeur jusqu'à Morphée.
Envoyé par André Chapleau
Finir... puis recommencer. C'est notre histoire. La vôtre, la mienne... J’ai tout juste le temps de finir une chose qu’il faut déjà me concentrer sur autre chose… Je voudrais parfois prendre le temps de savourer pleinement l'accomplissement, la réussite, l'aboutissement de ce que je viens tout juste de finaliser, mais la vie me livre aussitôt à l'engrenage d'un nouveau projet qui vient tout de suite m'absorber tout entier. L'existence n'est finalement faite que de cette suite incessante de choses qui finissent et recommencent, révélant par le fait même la nature cyclique de l'univers.
Envoyé par André Chapleau
Si j'écoutais le proverbe, je devrais tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler. Mais je parle tant que je ne ferais que ça, faire tourner ma langue... Alors je tente de trouver un compromis du mieux que je peux. Après quelques essais, je sais maintenant que de tourner ma langue une seule fois dans ma bouche ne règle pas le problème. En fait, la manœuvre est si rapide qu’on n’y voit que du feu: entre deux de mes paroles, mon interlocuteur peut apercevoir un petit bout de langue rose, l’espace d’un instant, dans un vague mouvement giratoire avant que mon discours ne reprenne de plus belle.
Envoyé par André Chapleau
Mon esprit est vide, aussi vide qu'un... (Là je cherche une comparaison qui illustrerait adéquatement la mesure de ce vide, mais rien à faire !) Vous voyez ? J’ai beau chercher, je ne pense à rien. On entendrait siffler le vent entre mes neurones que ça ne m’étonnerait même pas ! Mon esprit est si vide qu’une pensée émergente aurait tôt fait de se sentir toute seule dans ce grand désert. Voilà pourquoi il m’est si difficile de vous écrire aujourd’hui: je suis pareil au maçon sans ses briques, au golfeur sans ses bâtons, au cavalier sans son cheval, au coiffeur sans ses ciseaux… Inutiles, mes doigts restent suspendus au-dessus de mon clavier comme des vautours survolant un cadavre en devenir, picorant timidement sur les touches les plus accessibles.
Envoyé par André Chapleau
Je voudrais vous en apprendre, mais c'est inutile. Tout ce que je pourrais vous dire, vous le savez déjà. Non, non... Je vous connais mieux que vous ne le pensez : je sais voir des certitudes cachées là où vous placez vos doutes. Vous croyez ne pas savoir, mais vous avez tort. Vous savez très bien. Mais voilà : vous ne savez pas que vous savez. Voilà pourquoi je vous le rappelle maintenant pour que vous le sachiez une fois pour toutes : vous savez.
Envoyé par André Chapleau
Je reste vigilent jour et nuit : le jour, parce que je tente de ne rien manquer de ce que la vie peut m'apporter; la nuit, parce que je veux être sûr d'être à l'écoute de mes rêves, desquels je puise de nombreux conseils sur ma façon de vivre le jour. Jour et nuit sont ainsi étroitement liés, conspirant ensemble sur les aléas de mon existence sans que j'en sois toujours conscient.
Envoyé par André Chapleau
Je m'étends, peu importe le sujet. Ce qui est important pour moi, ce n'est pas la profondeur du thème, mais de trouver à dire au contraire des choses profondes sur ce qui est superficiel, anodin, banal... Pourquoi ? D'abord parce que les grands sujets n'intéressent plus personne : le sens de la vie, la nature abyssale de l'être, la signification des rêves, l'origine de la pensée ainsi que nos plus intimes motivations n'éveillent plus, chez la plupart d'entre nous, la curiosité ou la fascination, mais plutôt un détachement qu'on explique par des préoccupations reliées à l'existence matérielle, aux conditions sociales, aux obligations familiales et aux distractions adaptées à notre mode de vie. Ce qui est profond désintéresse parce qu'il n'y a plus de place dans nos existences réglées au quart de tour pour ce qui détourne notre attention des problèmes concrets de la vie de tous les jours.
Envoyé par André Chapleau ![]()
Numéro 22 - L'imaginaire
Juin-Juillet-Août 2010 Numéro 23 - Totem Sept-Oct-Nov 2010 ![]()
Numéro 26 - Les cycles : Êtes-vous cyclique ?
Avril 2010 Numéro 27 - Les épreuves : Qu’est-ce qui vous éprouve ? Mai 2010 Numéro 28 - L’Histoire : Faites-vous partie de l’Histoire ? Juin 2010 ![]() |