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Je ne pense à rien
André Chapleau
2009-12-15 Mon esprit est vide, aussi vide qu'un... (Là je cherche une comparaison qui illustrerait adéquatement la mesure de ce vide, mais rien à faire !) Vous voyez ? J’ai beau chercher, je ne pense à rien. On entendrait siffler le vent entre mes neurones que ça ne m’étonnerait même pas ! Mon esprit est si vide qu’une pensée émergente aurait tôt fait de se sentir toute seule dans ce grand désert. Voilà pourquoi il m’est si difficile de vous écrire aujourd’hui: je suis pareil au maçon sans ses briques, au golfeur sans ses bâtons, au cavalier sans son cheval, au coiffeur sans ses ciseaux… Inutiles, mes doigts restent suspendus au-dessus de mon clavier comme des vautours survolant un cadavre en devenir, picorant timidement sur les touches les plus accessibles. Pour m’en sortir, je pense d’abord à y aller systématiquementen comblant le vide grâce à un ordre prédéterminé. Par exemple, en commençant par le commencement j’aurai plus de chances de finir à la toute fin. Alors André, attelles-toi aux amarres, attends-toi à allumer, aux abords aiguisés, l’angle aigu d’une allumette. Bon, barre-toi, bouge et brise ces beaux barrages bloquant ta bobine à billes. C’est ça: continue à colliger copieusement ces conneries creuses contre collines et coteaux. Dédales didactiques à dentelures diffuses, de définitives démarches de découvertes délirantes donnent davantage de drôles de dictons. Être endoctriné entre l’enfance et l’entendement enfonce et entrelace l’enveloppe en étroite exhalaison. Fais fi des fadaises et farandoles fustigées foule de fois ! Grandis généreusement, goulûment. Hante l’hôte habitant les hauts hémisphères ! Insister impunément injecterait d’incongrues idées indigestes. Je joue le jeu joliment ! Klaxon karmique au kilomètre: K.-O, le kamikaze kitsch ! La lumière lunaire libère la lettre liminaire. Mes méninges mélangent mes méditations en mièvres mixtures montrant mondes et merveilles, montant en mèche moult mystères méconnus. Nonobstant nos noires notions, nous notons nombre négligences. Par parité, pour parler politique, prenons le pouls par période pour pouvoir payer, peut-être prodigieusement, paris et partis pris ponctuellement. Qu’un quidam quitte Québec, qu’il qualifie quelque quête de quota de… quintessence, quel quiproquo ! Rustre restant rustre, le rock-and-roll recyclé retentit au rythme rapide des rêves rupestres. Sommeiller sous le sable semble surprendre le soleil. Toute tentative de torture ternira à tort ta tonalité turquoise. Uniformément ubiquiste, un utopiste ufologue unilingue unifie un ultime univers. Vive la vie ! Week-end: whisky et western. Xéres et xylophone. Yoga et yaourt. … Zombie du zodiaque zigzaguant de zone en zoo, le zouave zélé zézaye et zieute, puis zen: zzz ! Je cherche à m’exprimer, mais rien à faire : mon esprit est d’encre. Qu’est-ce que je veux dire vraiment ? Difficile à dire. En fait: je ne pense à rien. Imaginez ce que vous voulez, vous aurez tout bon ! Commenter ce blogue Retour |