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L'essentiel
Chantal GohierVariation sur le même thème Comme je l’annonçais dans la conclusion de ma chronique du bulletin Westfalia, ce que vous lisez maintenant est une suite du témoignage et du partage de mes réflexions sur la métamorphose qui s’opère en moi depuis mon séjour en Afrique, en mars dernier. Séjour qui fut, en vérité, un grand et nécessaire voyage intérieur ayant ouvert la Voie à une Renaissance qui se perpétue encore aujourd’hui, après plus de trois mois. Au-delà d’incalculables moments de communion avec l’Essentiel lors de mon périple, c’est à Gorée que j’ai déposé mes entraves. Lieu distingué et patrimoine international protégé par l’UNESCO, l’île héberge la Maison des Esclaves, symbole de la traite négrière qui vit partir et mourir plus de 15 millions de personnes noires du continent africain. Entrer dans cette maison, c’est inévitablement entrer en Soi. Là, sans crier gare mais en hurlant Pardon, notre âme regarde droit dans les yeux la folie de l’humanité et, dans une émergence presque violente, nos mémoires nous supplient de reconnaître et d’honorer la Vie. Cette vie plus grande que nous et qui nous relie tous les uns aux autres, tous à quelque chose d’encore plus grand. Une fois les murs de la Maison franchis, à un impossible retour en arrière succède le début d’une impatiente transmutation où l’âme inspire, sans perdre un instant, un souffle nouveau. Dans ce souffle muté, enfin, la Paix et la Liberté prennent tout leur sens. Je suis maintenant certaine d’une chose, la Renaissance est éternelle. Retour |