Boîte à outils
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Chronique d'un artiste itinérant

Ronald Marleau Ronald Marleau
Parce que...

Je marche le long d’une grande route, mon sac à dos commence à être lourd et il pleut. Naturellement le pouce ne prend pas. Et je ne suis pas près d’un village. Je me dis : « pourquoi faut-il toujours que les choses soient au plus compliquées ! » Je ne sais pas comment je vais me rendre à la prochaine étape que je me suis fixée. Le pourquoi m’amène à me faire quelques reproches. Reproches bien inutiles d’ailleurs, parce que cela n’améliore en rien ma situation. Alors je me mets à peindre dans ma tête. Je peins ce que je vois, ce que je ressens et je veux que cela soit le plus fidèle possible. Ce sera ma prochaine toile. Je sors ma caméra pour prendre quelques clichés, même s’il pleut. Cela m’aidera à bâtir ma toile. Je perçois dans le décor qui m’entoure plein de petites choses que je prends le temps d’admirer. Je trouve même un petit coin pour me mettre à l’abri et faire une pause. Sous un arbre près d’une clôture, je sors mon calepin à croquis et je griffonne quatre ou cinq dessins. Je trace même quelques lignes pour ma future toile. La peinture m’aide à reconnaître les sources de vie et d’espérance autour de moi. Elle influence grandement ma philosophie de la vie. Alors pourquoi faut-il que les choses soient toujours au plus compliquées ? Parce que… Eh bien parce que l’espérance est juste à côté de moi et elle me tend la main.
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