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Info-Artistique
Caroline LeclercL’impossible impossible Ce que je croyais impossible il y a quelques mois fait désormais partie de ma réalité. Ce que j’avais peine à croire et à comprendre s’est, au fil du temps, concrétisé, laissant derrière moi toute mon incrédulité. En admettant tout doucement les faits, en laissant le temps faire son œuvre, j’ai réalisé que ce que je croyais inconcevable était pourtant un fait indéniable. C’était sans issue. Je ne pouvais plus me cacher derrière ce mur imaginaire et croire que rien n’avait bougé. Je devais faire face à la musique et accepter que se réalise ce que je croyais néanmoins impossible. En refusant d’accepter son sort, on a tendance à se cacher derrière cette conviction profonde que rien ne va changer, que tout sera comme avant. Mais quelles sont réellement les limites de l’impossible ? La science ? Nos connaissances ? Nos propres valeurs ? Qualifier une action d’impossible, ne serait-ce pas là une façon détournée de s’opposer au changement ou encore de renoncer à faire un effort ? Pourtant, tout le monde connait le proverbe qui dit « Quand on veut, on peut ». Alors d’où vient cet adjectif défaitiste ? Existe-t-il dans le seul but de qualifier le déni ? Ce que je considérais comme une utopie n’était en fait qu’un mécanisme que mon corps a déployé pour se protéger d’une souffrance atroce. Comme pour une plaie ouverte, mon organisme a cherché à stopper l’hémorragie avant de panser les blessures. De là s’en est suivi tout un processus de guérison, guidé par mes choix au rythme du temps qui passait. Aujourd’hui, il ne reste presque plus de traces de l’invraisemblable : rien qu’une toute petite cicatrice pour me rappeler... que rien n’est réellement impossible. Retour |