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Lynn Dolen

Auteur : Lynn Dolen

L'art de vivre explore les facettes de la créativité comme source permettant
à l'être humain de se découvrir et de s'apprivoiser.

12 chroniques
Art de vivre
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Le bonheur

Dans le brouhaha du quotidien, il est facile d’oublier que le bonheur – cliché ultime mais Ô combien réel – existe dans les petites choses. Les contraintes professionnelles, les obligations familiales, les bulletins d’information et la fatigue accumulée sont autant de raisons qui nous empêchent de savourer le moment présent tout en étant nous-même, tout simplement.

L’art pour plonger

On se répète inlassablement que la vie est fragile, qu’elle ne tient qu’à un fil et qu’il faut savourer chacune des minutes qui nous sont offertes. Pourtant, bien souvent, nous sommes incapable de l’apprécier vraiment, car nous nous camouflons derrière un masque. Celui-ci correspond à la vision que nous voulons montrer, mais ressemble peu à qui nous sommes vraiment.

Instinct

« Si l’on sait exactement ce qu’on va faire, à quoi bon le faire ? ».
Pablo Picasso, artiste espagnol, 1881-1973
 
J’avais à peine 10 ans lorsque j’ai réalisé que mon passage sur la planète serait éphémère. Le décès précipité de mes grands-parents, tout en remplissant mon cœur de fillette de tristesse, m’a permis d’acquérir une certitude : la vie est courte.

L’art pour se délivrer

J’ai toujours eu la conviction que ce n’était pas l’argent qui menait le monde, mais bel et bien l’amour. C’est par amour que les gens s’enfuient vers des contrées à l’opposée de celles qui les ont vu naître, c’est par amour que les enfants égratignent des feuilles et offrent leurs gribouillis à leurs parents et, surtout, c’est par manque d’amour que les êtres humains veulent contrôler leur environnement et les gens qui l’habitent.

Parcourir le monde

La majorité des gens rêvent de voyage. Certains s’envolent vers la douceur du sable et le parfum de la mer. D’autres préfèrent escalader des montagnes et conquérir de nouveaux espaces. Beaucoup s’installent derrière le volant d’un vieux véhicule déjà rempli de souvenirs, ouvrent une radio qui grésille et chantent en sillonnant les routes de leur continent.

Imprévus

Peu de choses sont immuables dans la vie. Il y a bien sûr les saisons qui, chaque année, reviennent avec plus ou moins la même promptitude. Il y a aussi les anniversaires qui, immanquablement, nous rappellent que nous vieillissons en sagesse, en beauté et quelquefois en souffrances. Sans oublier ces souvenirs qui nous ont façonnés, desquels nous essayons, sans trop de succès souvent, de nous éloigner, mais qui nous ramènent à l’ordre (...)

L’art pour se faire confiance

Peu importe de quelle façon nous choisissons d’aborder l’existence, la majorité d’entre nous utilisons une grande partie de notre temps à poser des questions. Enfant, nous découvrons le monde et les points d’interrogations sont à la fin de toutes nos phrases ou presque. Nos parents et nos amis deviennent des sources de réponses avec lesquelles nous construisons le monde. (...)

Parce que...

Je pense que c’est justement cette certitude que chacune de nos actions, chacune de nos paroles et chacun de nos gestes ont des impacts sur le reste de notre vie et, souvent sur celle d’autrui, qu’il est si important de trouver des raisons à nos agissements. (...)

Créer...

Elle vient de partout. Elle se faufile dans nos pensées, s’inscrit dans nos gènes, se défile dans nos désirs et s’épanouit dans nos craintes. Elle s’enferme dans des flacons de crème, soupire devant notre miroir et nous bousille les neurones dans les magasines. Elle a la voix des chroniqueurs culturels, elle s’entend à la radio et se chante dans la bouche des vedettes montantes. L’influence nous inspire et nous aspire. Nous stimule et nous cloue sur place. Nous fait peur et nous séduit.

Créer...

J’avais 16 ans lorsque j’ai écrit cette phrase dans mon journal. C’était l’été. Au lieu de me laisser caresser par les rayons du soleil qui avaient pourtant le pouvoir de dorer ma peau si pâle, je m’engouffrais dans mes pensées. Pour réfléchir. Pour fuir. Au grand désespoir de ma mère. Devant l’incrédulité de mes copines. Je m’enfermais dans une profondeur dont je ressortais épuisée. À cette époque, je croyais qu’être intelligente rimait avec sérieux. (...)
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Numéro 23 - suspension de la publication
Sept-Oct-Nov 2010

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