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Auteur : Seymour Segal
Pour moi l'art est essentiellement un processus créatif.
Le produit fini fonctionne comme un miroir qui met en image les défis, les frontières et les problèmes que l'artiste a rencontrés sur la route de l'inconnu. Le résultat est une surprise. Quand le produit fini prend plus d'importance que le processus, la créativité, la recherche et la découverte sont compromises; l'œuvre devient une décoration. Cela prend beaucoup d'estime de soi pour vivre la vie d'un artiste. Seymour Segal 19 chroniques
1 2 ![]() Ma carte intérieureL ’art est un chemin allant vers l’inconnu.
Je conduis mon véhicule, qui est ma créativité. En partant, je traverse des lieux familiers et je rencontre des souvenirs et des déjà vus. Je continue mon voyage… Le changement...
Les êtres humains préfèrent l’espoir, même l’espoir absurde, à la vérité. L’espoir rend la vie quotidienne plus facile à endurer. Il détourne nos énergies de la difficile prise de décision qui nous attend afin de nous permettre de savourer la certitude réconfortante que quelque chose va nous sauver. Bien sûr, espérer est un acte créatif; mais c’est aussi un acte passif : nous ne changeons rien par l’espoir.
IlluminationJe crois qu’il y a beaucoup de projets artistiques non convaincants parce que l’artiste est préoccupé par la fabrication d’œuvres superficielles. Il y a un profond défaut dans l’idée même d’œuvre d’art : le produit fini. Pourquoi?
Je peins pour mieux connaître qui je suis et qui je ne suis pas. Il m’arrive d’être confronté à des vérités douloureuses. En effet, quand je peins je suis en dialogue constant avec le moi rationnel et le moi intuitif et nous ne sommes pas toujours d’accord. Moi le rationnel asservi, éduqué et socialement programmé, veut souvent dominer moi l’intuitif, le rebelle, celui qui veut jouer, qui veut brasser de la merde, dénoncer, célébrer, s’exprimer et avoir du plaisir.
Par ce que
Je peins parce que j’aime gribouiller, barbouiller et jouer. Je peins pour encourager ma mémoire et mon imagination à se balader ensemble. Je peins parce que je suis curieux d’explorer, d’improviser et de marcher vers l’inconnu. Par la peinture je m’interroge, toujours avec l’espoir de découvrir des réponses inattendues. (...)
Influence
Malheureusement, nous sommes conçus pour plaire. Ce syndrome se manifeste au début avec maman, papa, la famille, et il nous mène dans des écoles primaires, secondaires, au cégep, à l’université, et évidement sur le marché du travail. Mon entraînement à devenir conformiste a commencé dès la naissance.
CaniculeQuand il entre dans un processus créatif, le peintre n’est pas motivé par le résultat mais par la vision du «pourquoi» il peint. Papillon
Les papillons sont hauts en couleurs et pittoresques, un cadeau de la nature. Ils se déplacent avec légèreté d’une fleur à l’autre pour survivre. Comme le papillon, je me déplace avec légèreté dans l’atelier; je vais d’un chevalet à une table à dessin, à un autre chevalet et encore à une autre table pour peindre et pour oser. Je peins pour survivre. Je crée pour vivre et pour apprendre.
Les bienfaits de l'impossible
Il y a plusieurs façons d’honorer l’impossible. Quand nous courrons après la sécurité, qui est capricieuse et éphémère, nous honorons l’impossible. Nous restons alors toujours dans l’insécurité.
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