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Auteur : Sylvie Leroux
Enfant, j’avais nommé un de mes chatons, mon préféré, Muscade. Il émanait de lui une odeur à la fois de sucre et d’épice qui me promenait entre le clou de girofle, la cannelle et la muscade, tout comme les arômes qui se concentraient dans la cuisine de ma mère. La noix de muscade parfume non seulement mes plats, mais aussi mes souvenirs de fillette.
Mais on nomme aussi muscade la petite boule dont se sert le prestidigitateur pour exécuter ses tours de passe-passe. Avec aisance et adresse, ce joueur de tour nous en met plein la vue, nous embrouille et fait disparaître sous nos yeux la petite noix. Le tour est joué ! À nous de deviner où se cache la boule. On s’est fait passer muscade…
Sylvie Leroux
6 chroniques
Ni vu ni connu
Nous sommes des êtres de raison et c’est pourquoi nous questionnons la raison des choses. Quand on pose la question pourquoi, on s’attend à : parce que. Et quand c’est sans réponse, certains se disent que c’est le destin. Alors, ils consultent les astres, se réfugient dans la Bible ou encore se réconfortent en lisant les Paulo Coelho de ce monde, quand Dr Phil ne se fait rassurant. (...)
Parce que :
C’est parce que l’on aime que l’on supporte les points d’interrogation, les exclamations et les deux points de l’autre, des autres. C’est parce que l’on obéit à des règles d’honneur que l’on agit avec loyauté envers soi-même d’abord, puis les nôtres, les autres, la société.
Nos vies...
Qui a dit ou décidé que nous devions vivre ainsi tel que nous le concevons. Ça me chicote et tripote le cerveau depuis l’adolescence déjà, c’est vous dire que ça fait une… vie, quoi. Toujours pas de réponse à mon questionnement pubère, mais l’impatience d’une réponse s’est essoufflée. (...)
Y fait chaud !!!
Y a-t-il juste moi qui ai chaud ? Les cheveux plaqués sur le crane, la vue brouillée par la sueur qui descend de mon front, la blouse collée au corps, la rigole qui part des aisselles jusqu’à la taille. J’arrête là, je ne descendrai pas plus bas dans ma description de Y fait chaud !!! Fait froid on se plaint, fait chaud on se lamente. Cela fait partie du patrimoine culturel du Canayen français qui se retrouve dans tout Québécois ainsi nommé. (...)
Journée papillon
« Un bon petit diable à la fleur de l’âge, la jambe légère et l’œil gai luron… Allait à la chasse aux papillons. » Georges Brassens, La chasse aux papillons. Chanson heureuse, ce que bien souvent le papillon inspire, la joie et la légèreté.
Tout emmêlée...
L’impossible chemine bien souvent au côté de la frustration. « Impossible, vous ne pouvez... » « Impossible tu n’iras pas. » « Toute guérison est improbable, voire impossible. » Ça c’est l’ultime impossible, celui qui nous jette à terre. Parfois, l’impossible se délecte vicieusement de situations gênantes à l’égard de certaines personnes : « Pas possible, ne me dis pas qu’elle a fait ça ! »
Numéro 23 - suspension de la publication Sept-Oct-Nov 2010
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