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Chantal Gohier

Auteur : Chantal Gohier

Cette chronique est un délicieux prétexte qui permet à l’auteur de témoigner, en toute humilité, de ses inspirations et de ses espoirs. Elle est une prière s’adressant à l’âme humaine afin qu’elle se mette à nue dans toute la splendeur de sa vérité et qu’elle puisse ainsi participer pleinement à la vie en toute créativité.

Que le rideau se lève, que les masquent tombent car L’Essentiel, c’est choisir de dire oui à l’Art d’être SOI, unique entre tous et faisant partie d’un tout.

13 chroniques
L'essentiel
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Les graffitis intérieurs

Par moments, il me semble que l’intérieur de mon Être est un mur sans fin sur le parcours duquel tous les habitants de la Terre ont gribouillé, écrit, dessiné, gravé. Oui, il y a de ces jours où je me sens plus particulièrement sensible et même vulnérable face à l’humanité inscrite en moi, en l’autre. C’est alors que la nostalgie m’enveloppe et que je rêve, sans effort, du temps où je vivais sur mon étoile,  là où les murs vierges d’un blanc immaculé sont à la fois doux et chauds, tendres et solides.

Entre deux univers

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’immense bonheur de participer au Festival des Arts de Salaberry-de-Valleyfield en tant qu’artiste peintre. C’était une première et j’étais bien loin d’imaginer à quel point j’en reviendrais riche. Évidemment, je ne parle pas d’argent. La Providence est bien plus essentielle que cela et elle m’y a donné rendez-vous avec l’abondance du cœur et de l’esprit. C’est là, sur la rive, que j’ai eu la chance de goûter pleinement à ce que le Ciel m’a offert de plus précieux pour mon présent voyage sur Terre. Et j’ai vibré de toute mon essence au hasard des rencontres. Comme si le hasard existait ! Il n’en est rien. L’univers tout entier conspire depuis longtemps déjà en faveur d’une réconciliation avec ma nature profonde. Je suis une artiste ! On m’a doté d’une sensibilité que je qualifie d’extrême, d’une vision globale, d’un sens très, très aiguisé du détail. Je suis surtout douée pour capter les détails subtils, invisibles, ceux qui échappent à l’ensemble des gens. J’ai renié et eu peur de ces dons très longtemps.

Derrière les masques

Ton silence a deux visages. L’un, démaquillé et complètement nu de ta personnalité. Celui-là me relie à toi, à moi, à nous, à l’infiniment grand. Il m’émeut et m’émerveille et contribue à me propulser au-delà de tout, même de nous. Il est, sans fard, synonyme de Joie, d’Amour et de Toi. Et je suis comme ce côté de ton silence, sans moulage ni protection. Si bien que, lorsque l’autre silence couvre ta vie et ton âme, qu’il revêt ses masques et devient loup assassin, je ne te connais plus. Tu deviens étranger et douleur et, tout à coup j’ai peur. Pourtant, par-delà les apparences, je sais que tu es encore là, de l’autre côté de toi, sans déguisement pour dissimuler tout l’Amour qui nous unit.

Quand meurt l’hésitation

Dans les premiers jours de décembre, je me suis agréablement retrouvée dans les bureaux du Communiqu’Art, à discuter avec Eric J. Hughes et André Chapleau, les piliers de notre indispensable bulletin d’information des arts visuels au Québec. Je ne me rappelle pas ce dont nous parlions très exactement, mais il était question du format des chroniques. Chose certaine, je me souviens avoir dit à mes interlocuteurs que j’avais sciemment retenu mes élans dans le Bulletin précédent afin de ne pas trop prendre d’espace avec ma chronique. Et c’est là que André Chapleau a dit quelque chose dont nous aurons maintenant tous à assumer l’heureuse conséquence ! Enfin, j’aspire à ce que cela en soit une heureuse. Je m’explique : aux propos sur lesquels je faisais part de ma « censure quantitative » quant au contenu de ma chronique, André m’a dit avec force et conviction de ne retenir ni l’inspiration, ni le flot des mots lors de mes rédactions. Il a aussi dit qu’il préférait de loin qu’il y ait plus de texte que moins de texte. Là-dessus, je me suis exclamée avec une vigueur amusée : « Bon Dieu ! Emmenez-moi du papier, ce sera le déluge… ! ».

De Westfalia à Westafrica

Tels la commune des mortelles, les nuits et les jours de mon adolescence ont été bercés par de nombreux rêves. Outre une vie d’abondance et de célébrité, je me projetais sans effort au jour où je me retrouverais au volant de ma Westfalia, symbole de paix, de liberté et d’aventure. Celle-ci était bien évidemment peinte de toutes les couleurs possibles et impossibles, de peace and love et de marguerites géantes. Puis, au volant imaginaire de ma bagnole, je parcourais les routes d’ici et d’ailleurs et contribuais à la création d’un monde meilleur, ignorant que celui-ci devait d’abord renaître en moi.

Variation sur le même thème

Comme je l’annonçais dans la conclusion de ma chronique du bulletin Westfalia, ce que vous lisez maintenant est une suite du témoignage et du partage de mes réflexions sur la métamorphose qui s’opère en moi depuis mon séjour en Afrique, en mars dernier. Séjour qui fut, en vérité, un grand et nécessaire voyage intérieur ayant ouvert la Voie à une Renaissance qui se perpétue encore aujourd’hui, après plus de trois mois.

Dans la Lumière

Je viens tout juste de terminer un tableau sur lequel on peut apprécier une étoile qui monte dans un tranquille Ciel bleu en l’éblouissant tendrement de toute sa Lumière cristalline. C’est la première fois que je m’aventure ainsi dans le Ciel, c’est-à-dire que je choisis consciemment de le peindre, lui et son inaltérable Lumière. Je me suis d’abord sentie apeurée par l’appel déroutant de mon Être à recréer sur une toile immaculée cet univers impalpable pourtant si réel. On ne peut pas toucher au Ciel… du moins, c’est ce que je croyais jusqu’à tout récemment.

Vie ou de m'Art

Je devais avoir 4 ou 5 ans et ma carrière d’artiste peintre s’annonçait des plus prometteuses. En visite chez mes grands-parents paternels, j’ai réalisé un jour l’œuvre la plus magnifique de toute ma jeune carrière. C’est aussi ce même jour que l’on me posa une question assassine qui mit fin à celle-ci. En apercevant l’œuvre que je venais à peine de créer, en monochrome, avec pour tout support les fenêtres de la maison voisine à celle de mes grands-parents, on me demanda, sur un ton réprobateur et avec sévérité : pourquoi t’as fait ça ?

...

Le texte de cette chronique est sans titre et ce n’est pas une erreur de rédaction. C’est simplement parce que je ne savais pas comment l’intituler. Mais cela est sans importance et je commencerai plutôt par dire merci à Eric J. Hughes. (...)

L’Amour...

Il m’a été donné de vivre une expérience inqualifiable, et je tiens à vous la partager. Vous savez, ce genre d’expérience où l’on devient Un avec le Monde et l’Univers tout entier… C’est à mon amie Hélène que je dois d’avoir vécu pareille chose.
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Numéro 23 - suspension de la publication
Sept-Oct-Nov 2010

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