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Les artistes, oui… mais… et puis après!
Bien que souvent ignoré par elle, l’artiste en arts visuels est solidaire de la société dans laquelle il vit. Comme tout un à chacun, il naît et meurt et est tributaire de la société qui l’accueille. C’est tout d’abord dans ses racines qu’il puise ses dons, ses aptitudes et son expression. L’artiste équipé de son égo et de sa personnalité façonne son œuvre.
Et c’est la personnalité de l’artiste qui s’affirme dans l’œuvre, mais une fois sortis de l’atelier les tableaux parlent d’eux-mêmes. Seule la signature les relie à l’artiste. Il y a des artistes qui ont ce qu’on appelle une bonne main, et qui ont la capacité de reproduire un paysage, un objet, et de le présenter agréablement. C’est plaisant, c’est joli. Il y a aussi l’artiste qui trouve son style en accord avec l’air du temps, et souvent une reconnaissance rapide s’y attache. Et c’est tant mieux. Puis il y a celui que j’appelle le « pur », celui qui fait du sens, celui qui cherche le sens dans la vie pour produire à son tour.
Celui qui comme le scientifique cherche à comprendre le monde dans lequel il vit, ce qui l’entoure en posant de questions. Il part d’un concept qu’il décortique pour en démontrer un autre. Il peint, sculpte, découpe, façonne ses hypothèses, son atelier se transforme en un laboratoire. Mais que fait-il au juste? Il nous ouvre des horizons, trace des chemins inédits et aussi et surtout, nous fait vibrer, nous fait sentir comme des êtres de raison et d’émotions. Il nous fait vivre. Nul doute que l’évolution de nos sociétés passe par l’art, par ses artistes émouvants et chercheurs. Je dirais que l’artiste est un être doté de dons. Souvent il est représentatif de la société et son bonheur devient représentatif de cette société qui le traite bien. L’artiste correspond à son temps.
C’est parce que nous sommes dans un pays développé et en paix relative, que l’art peut s’épanouir aussi vivement. Les pratiques artistiques ne peuvent vraiment s’affirmer que dans des pays en paix. Sylvie Leroux, remerciements à Luc Bourbonnais Retour
Numéro 23 - suspension de la publication Sept-Oct-Nov 2010
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