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Les fleurs du tapis
par André Chapleau
8 février 2010
Je souffle un peu
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L'exercice du blogue hebdomadaire peut s'avérer lassant à la longue : si j'apprécie la contrainte d'un thème différent pour chaque article, j'en viens toutefois à perdre cette motivation qui m'a permis, lors de ces quatre dernières années, de m'investir pleinement dans mes textes. Aussi, les visiteurs du site de Communiqu'Art pourront désormais lire mon blogue sur une base mensuelle, soit autour du premier de chaque mois. Envoyé par André Chapleau
25 janvier 2010
Les autres ont tort
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Je ne veux pas dire que j’ai toujours raison. C’est tout simplement que… les autres ont toujours tort. Vous ne me croyez pas ? Oui, oui ! C’est vrai. Je vous l’assure ! Vous n’êtes pas d’accord ? Je m’en fous. Comme vous avez nécessairement tort, je n’ai pas à me justifier. C’est toute la beauté de la chose. Envoyé par André Chapleau
18 janvier 2010
Le temple du sommeil
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Ma chambre est un lieu entièrement voué au culte du sommeil. Tout est pensé en fonction de prédisposer à dormir: la décoration invite au voyage dans le pays des rêves par les images apaisantes qu'elle suggère, et cela autant dans le choix des meubles — ordinaires, mais effacés avec soin — comme dans celui des bibelots, affiches, objets hétéroclites dont notamment des encensoirs, pierres semi-précieuses, cristaux, mandalas et autres outils servant à guider l'aspirant dormeur jusqu'à Morphée. Envoyé par André Chapleau
11 janvier 2010
Finir / recommencer
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Finir... puis recommencer. C'est notre histoire. La vôtre, la mienne... J’ai tout juste le temps de finir une chose qu’il faut déjà me concentrer sur autre chose… Je voudrais parfois prendre le temps de savourer pleinement l'accomplissement, la réussite, l'aboutissement de ce que je viens tout juste de finaliser, mais la vie me livre aussitôt à l'engrenage d'un nouveau projet qui vient tout de suite m'absorber tout entier. L'existence n'est finalement faite que de cette suite incessante de choses qui finissent et recommencent, révélant par le fait même la nature cyclique de l'univers. Envoyé par André Chapleau
4 janvier 2010
Sept fois
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Si j'écoutais le proverbe, je devrais tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler. Mais je parle tant que je ne ferais que ça, faire tourner ma langue... Alors je tente de trouver un compromis du mieux que je peux. Après quelques essais, je sais maintenant que de tourner ma langue une seule fois dans ma bouche ne règle pas le problème. En fait, la manœuvre est si rapide qu’on n’y voit que du feu: entre deux de mes paroles, mon interlocuteur peut apercevoir un petit bout de langue rose, l’espace d’un instant, dans un vague mouvement giratoire avant que mon discours ne reprenne de plus belle. Envoyé par André Chapleau
15 décembre 2009
Je ne pense à rien
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Mon esprit est vide, aussi vide qu'un... (Là je cherche une comparaison qui illustrerait adéquatement la mesure de ce vide, mais rien à faire !) Vous voyez ? J’ai beau chercher, je ne pense à rien. On entendrait siffler le vent entre mes neurones que ça ne m’étonnerait même pas ! Mon esprit est si vide qu’une pensée émergente aurait tôt fait de se sentir toute seule dans ce grand désert. Voilà pourquoi il m’est si difficile de vous écrire aujourd’hui: je suis pareil au maçon sans ses briques, au golfeur sans ses bâtons, au cavalier sans son cheval, au coiffeur sans ses ciseaux… Inutiles, mes doigts restent suspendus au-dessus de mon clavier comme des vautours survolant un cadavre en devenir, picorant timidement sur les touches les plus accessibles. Envoyé par André Chapleau
9 décembre 2009
Vous savez
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Je voudrais vous en apprendre, mais c'est inutile. Tout ce que je pourrais vous dire, vous le savez déjà. Non, non... Je vous connais mieux que vous ne le pensez : je sais voir des certitudes cachées là où vous placez vos doutes. Vous croyez ne pas savoir, mais vous avez tort. Vous savez très bien. Mais voilà : vous ne savez pas que vous savez. Voilà pourquoi je vous le rappelle maintenant pour que vous le sachiez une fois pour toutes : vous savez. Envoyé par André Chapleau
1er décembre 2009
Jour et nuit
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Je reste vigilent jour et nuit : le jour, parce que je tente de ne rien manquer de ce que la vie peut m'apporter; la nuit, parce que je veux être sûr d'être à l'écoute de mes rêves, desquels je puise de nombreux conseils sur ma façon de vivre le jour. Jour et nuit sont ainsi étroitement liés, conspirant ensemble sur les aléas de mon existence sans que j'en sois toujours conscient. Envoyé par André Chapleau
25 novembre 2009
Je m'éternise dans l'éphémère
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Je m'étends, peu importe le sujet. Ce qui est important pour moi, ce n'est pas la profondeur du thème, mais de trouver à dire au contraire des choses profondes sur ce qui est superficiel, anodin, banal... Pourquoi ? D'abord parce que les grands sujets n'intéressent plus personne : le sens de la vie, la nature abyssale de l'être, la signification des rêves, l'origine de la pensée ainsi que nos plus intimes motivations n'éveillent plus, chez la plupart d'entre nous, la curiosité ou la fascination, mais plutôt un détachement qu'on explique par des préoccupations reliées à l'existence matérielle, aux conditions sociales, aux obligations familiales et aux distractions adaptées à notre mode de vie. Ce qui est profond désintéresse parce qu'il n'y a plus de place dans nos existences réglées au quart de tour pour ce qui détourne notre attention des problèmes concrets de la vie de tous les jours. Envoyé par André Chapleau
17 novembre 2009
Nous tournons (la Terre et moi)
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Je ne sais pas toujours ce que je fais : ce que je fais en général, ce que je fais ici, ce que je fais de bon ou de mauvais... Je n'en sais rien vraiment. C'est pourquoi j'essaie de me rappeler de temps en temps que peu importe ce que je fais ou je ne fais pas, demeure cette chose immuable : nous tournons, la Terre et moi, sans je puisse y faire quoi que ce soit. C'est, en quelque sorte, une action de référence. Je fais peut-être autre chose au même moment, mais je peux être sûr que je fais au moins ça. Envoyé par André Chapleau
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